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Vitis vinifera (2n=38) appartient à la famille des Vitaceae. Cette famille, présente majoritairement dans la zone intertropicale, contient 17 genres, essentiellement des lianes pérennes ou herbacées. Seul le genre Vitis produit des fruits comestibles. Il contient environ 60 espèces dioïques distribuées de façon équitable entre les continents américain et asiatique et représentant une ressource considérable de gènes de résistance aux agents pathogènes de la vigne (Mullins & al, 1992). Vitis vinifera est la seule espèce originaire d’Eurasie mais elle a été dispersée par l’homme à travers le monde pour la production de raisins de table et de vin. La famille des Vitaceae est une famille basale de la famille des rosids (Jansen & al, 2006).
Le nombre de chromosomes par génome haploïde dans la famille des Vitaceae varie entre 11 et 20. Des observations cytologiques d’hybrides F1 entre Vitis vinifera (2n=38) et Muscadinia rotundifolia (2n=40), suggèrent une possible origine allopolyploïde du génome de la vigne (Mullins & al, 1992).
La vigne diffère d’Arabidopsis, du peuplier, de la luzerne et de la tomate (les autres dicotylédones dont le génome est séquencé ou en cours de séquençage) par de nombreuses caractéristiques biologiques telle que l’architecture de la tige avec des feuilles pétiolées en opposition soit avec des inflorescences, soit avec des vrilles. Les inflorescences ont une structure pyramidale branchée avec un développement asynchrone des fleurs. Les cinq pétales des fleurs sont soudées pour former la coiffe qui tombe à l’anthèse, libérant ainsi les étamines et le pistil. Particulièrement adaptées à la dissémination par les oiseaux, les baies subissent au cours de leur maturation des changements métaboliques complexes, communs à la plupart des fruits charnus et qui les font passer d’un état répulsif pour les animaux à attractif. La transition entre ces deux états est très rapide mais le mécanisme sous-jacent est encore inconnu. En effet, à la différence de la tomate, la maturation des baies de raisins intervient sans augmentation de la respiration ni émission significative d’éthylène (Mullins & al, 1992).
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