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Le projet Génome humain






  1 : Qu’est-ce que le projet public de séquençage du génome humain ?
  2 : Le génome humain est-il complètement séquencé à présent ?
  3 : Combien y a-t-il de gènes humains ?
  4 : Pourquoi est-ce difficile de trouver les gènes dans la séquence du génome humain ?
  5 : De qui provient l’ADN humain qui a été séquencé ?
  6 : Le génome humain est-il « libre de droits » ? Si non, qui le possède ?
  7 : Pourquoi le projet Génome humain ? A quoi servira-t-il ?
  8 : Qui étaient les membres du consortium international ? Quelle a été la part de chacun ?
  9 : Quelle a été la contribution française au projet Génome humain ?
  10 : Combien a coûté le projet Génome humain ?
  11 : Avec la fin du projet Génome humain, les grands centres de séquençage ont-ils encore une utilité ?
 
 

S’il vous prenait l’envie de parcourir les trois milliards de lettres qui composent la séquence du génome humain, vous seriez bien en peine de repérer, dans cette suite interminable de A, T, G et C, les parties qui correspondent aux instructions, ou gènes. Aucune caractéristique évidente ne les signale à l’œil nu. Et il y a peu de chances pour que votre lecture, commencée au hasard, vous conduise rapidement sur un gène : chez l’homme comme chez les autres mammifères, les gènes occupent moins de 30% de l’ADN du génome. Il faut également compter avec leur morcellement : chez les animaux et les plantes, la partie biologiquement significative des gènes est divisée en blocs nommés exons, séparés par des séquences intercalaires nommées introns. Or les exons représentent moins de 3% du génome humain et ne sont pas faciles à délimiter. Par exemple, les 24 exons du gène codant la neurexine 3, séparés par de très grands introns, sont dispersés sur près de 1,5 million de nucléotides le long de la séquence du chromosome 14 humain !

Pour l’ordinateur, la séquence du génome humain est toutefois plus lisible que pour l’œil humain. La recherche de caractéristiques associées de façon statistique aux gènes a débouché sur des programmes informatiques de recherche des gènes, utiles pour une annotation préliminaire à grande échelle. Toutefois, ces programmes peuvent prédire faussement l’existence ou les frontières d’un exon, ou bien manquer un exon existant. Ils sont donc complétés par une approche qui fait appel aux données expérimentales. Cette approche consiste à rechercher des similarités entre la séquence du génome humain et divers types de séquences : d’une part, les séquences de produits d’expression des gènes (ARN messagers et protéines), déterminées en grand nombre depuis les années 1990 chez l’homme et chez d’autres organismes ; d’autre part, des séquences génomiques, qui peuvent être issues du génome humain ou d’autres génomes. Dans le premier cas, la séquence d’un gène est délimitée par alignement avec la séquence de son propre ARN messager, ou de l’ARN messager d’un gène apparenté ; dans le cas des comparaisons entre séquences génomiques, les gènes sont repérés parce que leurs parties « codantes » ont été davantage conservées au cours de l’évolution que le reste de la séquence du génome. Le Genoscope utilise ainsi les régions conservées entre le génome de l’homme et celui d’un petit poisson, Tetraodon nigroviridis, pour améliorer la prédiction des gènes humains.

mise à jour le 15 janvier 2008

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