Toutes les versions de cet article :
1 : Qu’est-ce que le projet public de séquençage du génome humain ?
2 : Le génome humain est-il complètement séquencé à présent ?
3 : Combien y a-t-il de gènes humains ?
4 : Pourquoi est-ce difficile de trouver les gènes dans la séquence du génome humain ?
5 : De qui provient l’ADN humain qui a été séquencé ?
6 : Le génome humain est-il « libre de droits » ? Si non, qui le possède ?
7 : Pourquoi le projet Génome humain ? A quoi servira-t-il ?
8 : Qui étaient les membres du consortium international ? Quelle a été la part de chacun ?
9 : Quelle a été la contribution française au projet Génome humain ?
10 : Combien a coûté le projet Génome humain ?
11 : Avec la fin du projet Génome humain, les grands centres de séquençage ont-ils encore une utilité ?
Loin de diminuer, la liste des génomes à séquencer ne cesse en fait de s’allonger. Pour interpréter la séquence d’un génome, il est en effet précieux de la comparer à celle d’autres génomes. Les espèces comparées peuvent être proches, ou issues de lignées ayant divergé tôt au cours de l’évolution. Les enseignements ne seront pas les mêmes. Plus deux espèces seront distantes en termes d’évolution, plus leurs séquences génomiques auront divergé, ce qui peut limiter la portée de la comparaison. Toutefois, les parties ayant le moins divergé, à savoir les gènes, seront plus clairement distinguées du reste de la séquence : ces régions « conservées » entre les deux génomes serviront d’indices pour la recherche des gènes. Il est donc instructif de disposer des génomes d’un spectre d’espèces choisies en des points clés de l’arbre évolutif.
Prenons l’exemple du génome humain. Le chimpanzé est notre plus proche parent dans le monde animal, et le séquençage de son génome, identique à 99 % au nôtre, livrera des informations passionnantes sur les changements génétiques qui ont eu lieu au cours des derniers millions d’années de l’évolution de la lignée humaine. Le séquençage du génome de la souris, achevé en 2003, va quant à lui profiter à l’ensemble des recherches biomédicales, car ce rongeur est de longue date un animal modèle en génétique. Les séquences des génomes d’autres mammifères placentaires viendront compléter les enseignements du génome de la souris. Il sera également instructif de séquencer le génome d’un représentant des marsupiaux, tôt séparés du reste des mammifères. Le génome du kangourou pourrait éclairer les étapes les plus précoces de l’histoire des mammifères, et offrir un bon compromis pour la recherche des gènes humains.
© Genoscope - Centre National de Séquençage
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