
A l'initiative d'une équipe du Centre de Génétique Moléculaire, des chercheurs du CNRS et du Genoscope - Centre national de séquençage viennent de décrypter le génome de la paramécie, un organisme unicellulaire d'un intérêt considérable en biologie évolutive. Grâce à la découverte de trois duplications du génome à différentes échelles de temps, ils ont pu évaluer directement les conséquences de ce phénomène sur l'évolution des espèces. Ces résultats paraissent dans la revue Nature du 9 novembre 2006 (en ligne le 1er Novembre 2006).
Les cils de la paramécie, ici marqués en vert, recouvrent toute la cellule et permettent à l’organisme de nager à la recherche des bactéries dont il se nourrit. A droite de l’énorme masse du macronoyau, marqué en bleu clair, on distingue les micronoyaux sous la forme de deux petits points.
(Photo J. Beisson)
La paramécie est l’un des premiers organismes unicellulaires à avoir été observé au microscope. Depuis lors, sa facilité de culture, sa grande taille, et la facilité d’observation de ses fonctions cellulaires variées en ont fait un modèle d’étude privilégié pour les scientifiques. Depuis 50 ans, une petite communauté de biologistes américains, européens et japonais l’utilise pour l’étude de l’organisation cellulaire et de l’hérédité. Des chercheurs du CNRS et du Genoscope - Centre national de séquençage ont réalisé le décryptage du génome somatique1 de la paramécie et découvert qu’il possède près de 40 000 gènes, contre "seulement" 25 000 pour l’homme. Ils ont ensuite démontré que ce patrimoine exceptionnel résultait d’au moins trois duplications successives de tout le génome. Les duplications de génome sont des évènements rares mais qui se sont produits de manière récurrente au cours de l’évolution des eucaryotes2. Depuis longtemps, on postulait qu’elles pouvaient être à l’origine de transitions évolutives majeures, car le doublement du nombre de gènes offre un large potentiel d’innovation, et donc d’adaptation des espèces. L’analyse du génome et l’observation de ces trois duplications à différentes échelles de temps ont permis aux chercheurs de dégager trois conclusions sur l’évolution des espèces :
Références :
Base de données de la biologie et du génome de la paramécie : http://paramecium.cgm.cnrs-gif.fr
Pour parcourir le génome de la paramécie : http://www.genoscope.cns.fr/paramecie
Contacts :
Chercheur :
CNRS
Jean Cohen
T 01 69 82 43 73
[Email]
Genoscope
Patrick Wincker
T 01 60 87 25 68
[Email]
Presse :
CNRS
Isabelle Bauthian
T 01 44 96 46 06
isabelle.bauthian@cnrs-dir
Genopole
Bénédicte Robert
T 01 60 87 83 10
[Email]
1 Seuls parmi les eucaryotes unicellulaires, les ciliés, dont fait partie la paramécie, possèdent deux noyaux : l’un pour les fonctions germinales (sexualité), l’autre pour les fonctions somatiques (fonctionnement de l’organisme).
2 Les eucaryotes sont les organismes uni- ou pluricellulaires possédant, entre autres organites, un noyau contenant l’ADN. On les oppose aux procaryotes.
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