
Les océans représentent le plus grand écosystème terrestre. Environ 50% de la productivité primaire en provient. Les eucaryotes photosynthétiques les plus importants sont les diatomées, elles contribuent à environ 40% de la production primaire marine, et produisent ainsi presque 1/4 de l’oxygène que nous respirons. Bien qu’elles ne constituent qu’une petite fraction de la biomasse photosynthétique de notre planète, elles peuvent fixer, dans certaines régions de l’océan, la même quantité de carbone journalier qu’une forêt de végétaux terrestres.
On dénombre au moins 100 000 espèces de diatomées, représentant
le groupe photosynthétique le plus abondant après les
angiospermes. Les diatomées ont donc une position centrale dans le
contrôle des ressources marines et pour prédire les changements
climatiques. Néanmoins, jusqu’à présent, nous ne connaissons que très
peu la biologie des diatomées. De plus, les blooms algaux sont souvent
causés par les diatomées, parfois productrices de toxines (cause
d’intoxication amnésique par fruit de mer), et elles peuvent avoir un
effet nuisible sur l’écosystème local, la pêche, l’aquaculture et le
tourisme. Enfin, les diatomées sont la cause principale du
« biofouling », du fait de leur capacité à adhérer à des surfaces et à
produire des substances polymériques extracellulaires, mucilagineuses
(EPS). Le coût direct total des traitements « antifouling » dans le
monde se chiffre à 3 billions de dollars.
Parallèlement à leur écologie, les diatomées sont également intéressantes pour l’évolution car leurs génomes sont le résultat d’une fusion de 3 génomes dérivés de leurs ancêtres cyanobactérien et eucaryotes. De plus, elles ont différentes applications en biotechnologie : en nanotechnologie pour leur silice, comme aliment en aquaculture et en tant que biofacteur pour la production de molécules d’intérêt comme les acides gras de type omega-3.
Les informations quant à l’expression génique en réponse aux signaux environnementaux, associées aux alignements de séquences ESTs des génomes des deux diatomées T. pseudonana et P. tricornutum fourniront les informations de base pour étudier les questions importantes de la biologie des diatomées, par exemple :
De plus les connaissances sur les gènes de Phaeodactylum tricornutum faciliteront l’utilisation de cet organisme comme cellule potentielle pour l’expression de gènes d’autres algues brunes, intéressants pour l’industrie.
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