
Les bactéries du
groupe cereus sont omniprésentes et habituellement isolées du
sol. Cependant, ces micro-organismes sont des vrais prédateurs et de
temps en temps peuvent être isolés des insectes ou même des animaux
morts dont ils sont responsables de leur décès.
Bacillus cereus est un éponyme pour le grand groupe de
bactéries qui inclut B. thuringiensis (tueur d’insectes),
B. anthracis (tueur des animaux),
B. weihenstephanensis (capable de se développer dans le sol
froid), B. mycoides (capable de former des filaments). Si
aucune des propriétés ci-dessus n’est détectée, le bacille de ce
groupe est habituellement appelé par le nom général :
B. cereus.
Les bactéries de ce groupe attirent actuellement l’intérêt croissant
des chercheurs qui travaillent sur bacilles et autres bactéries gram
positives. Une des questions fondamentales et pratiques est comment
l’adaptation écologique de ces bactéries produit des lignes pathogènes
pour les animaux et les insectes (comme B. anthracis ou
quelques lignes de B. thuringiensis). D’intensives études
phylogénétiques ont indiqué la structure épidémique de cette
population bactérienne. Il y a des souches de B. cereus qui
sont non-dangereuses (celles-ci sont utilisées en tant que
probiotiques pour les animaux), d’autres souches sont responsables
d’intoxication alimentaire : émétique ou diarrhéique.
Les souches émétiques et également les souches de
B. anthracis représentent de simples clones, mais les souches
diarrhéiques ne peuvent pas être facilement distinguées. Il est très
important de comprendre les différences génétiques entre les souches
pathogènes et les souches non-pathogènes, et également les mécanismes
concrets par lesquels ils peuvent évoluer de l’une à l’autre.
Il y a quelques années, des études sur la
cartographie des génomes de ce groupe bactérien ont indiqué que
l’évolution rapide pourrait être effectuée par un mécanisme de
transferts d’ADN entre de grands plasmides, de bactériophages tempérés
et les parties les plus mobiles du chromosome, situées quelque part
entre 1 000 et 4 000 kpb.
L’analyse des génomes dont les séquences sont disponibles a indiqué
également que cette partie du chromosome est la plus divergente entre
différentes souches. La souche F0837/76 possède le plus petit
chromosome « stable » et est très proche de
B. anthracis. D’ailleurs elle peut également synthétiser des
quantités significatives de toxines impliquées dans des symptômes
diarrhéiques. Les études génomiques de cette souche, notamment sa
comparaison détaillée à B. anthracis devraient dévoiler les
particularités subtiles de l’organisation du génome qui sont liées à
l’apparition d’un microbe pathogène.
L’accumulation des telles données inspirera certainement de nouvelles
idées sur l’évolution rapide de ces bactéries, qui devraient permettre
à des scientifiques de prévoir, et au besoin d’arrêter, son apparition
pathogène potentielle.
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